|
Résumé :
|
Quels sont les mondes de la taupe, de l'oursin, de l'abeille, du chien ou du choucas ? Quelles en sont les structures, réelles ou imaginaires ? En quoi se différencient-ils du monde humain ? Quelles relations magiques unissent la mouche à l'araignée, qu'est-ce qu'un espace vécu, un temps perceptif, une image d'action ? Apporte toutes les réponses en ouvrant la voie à l'étude des comportements. Les recherches de Uexküll sur le milieu animal sont contemporaines de la physique quantique et des avant-gardes artistiques. Comme celles-ci, elles expriment l'abandon sans réserves de toute perspective anthropocentrique dans les sciences de la vie et la radicale déshumanisation de l'image de la nature.Là où la science classique voyait un monde unique, qui comprenait à l'intérieur de lui-même toutes les espèces vivantes hiérarchiquement ordonnées, des formes les plus élémentaires jusqu'aux organismes supérieurs, Uexküll suppose au contraire une infinie variété de mondes perceptifs, tous également parfaits et liés entre eux comme sur une gigantesque partition de musique, quoique non communicants et réciproquement exclusifs, et au centre desquels se tiennent de petits êtres à la fois familiers et lointains.
|