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Résumé :
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«Toute réforme pour réduire l'ingérence de l'État aura pour effet ultime d'accroître le nombre de réglementations et le volume total de paperasse.» Après le succès de "Dette : 5000 ans d'histoire", David Graeber revient avec un texte passionnant et à rebours des idées reçues sur l'emprise de la bureaucratie dans nos sociétés contemporaines.Comment en sommes-nous arrivés, dans une société dite libérale, à passer une grande partie de notre temps à remplir de plus en plus de formulaires ? Et à quel point nos vies sont-elles gâchées par toute cette paperasserie sans fin ? Pour répondre à ces questions, l'auteur s'intéresse à l'histoire de notre rapport singulier à la bureaucratie et révèle comment elle façonne nos vies à tel point que nous n'en avons même plus conscience. L'inanité de cette paperasse est-elle symptomatique de la violence étatique ? Ou ne serait-elle pas plutôt un instrument du capitalisme, financier notamment, qui exercerait son contrôle à travers elle pour asseoir son pouvoir. Sur la technologie, Graeber développe également l'idée que le capitalisme néolibéral a freiné délibérément la technologie, et l'a détournée de ce qu'il appelle les «technologies poétiques» (créatrices) au profit des «technologies bureaucratiques» (de surveillance, de discipline, du travail et de tâches administratives) : les impératifs administratifs sont donc devenus non les moyens, mais la fin du développement technologique.Un livre essentiel pour comprendre notre temps. Trois essais sur la bureaucratie par l'anthropologue et économiste, l'un des animateurs du mouvement Occupy Wall Street (Prix Books du meilleur essai étranger 2016).
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