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Résumé :
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« Dans un monde où les flux financiers sont de plus en plus virtuels, le papier-monnaie résiste, et reste de la matière, du coton, de l'encre, du travail des hommes. Véronique Ellena observe le rapport des hommes à leur tâche. Elle choisit des gestes qu'elle demande aux ouvriers de " tenir ", comme on tient un rôle, comme un danseur tient une position, suspendue, hiératique parfois. Sa photographie explore le rapport du corps à l'outil et à l'espace de travail. Les petites coupures apparaissent comme les oeuvres multiples et uniques d'une industrie d'art qu'on a l'habitude de s'échanger aussi fébrilement qu'indifférents au grain de la feuille, à la finesse de la gravure, à la qualité d'impression... » Cette monographie photographique expose le travail de V. Ellena en résidence d'artiste à Clermont-Ferrand. Cette résidence, ouverte sur le thème de la ville et de la citoyenneté, est ici investie par la photographe qui propose en images une sociologie de l'argent.
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